voilà... il est 23h34 quand je me lance dans la rédaction de ce message... pas besoin de s'y attarder, j'ai juste besoin de relacher la pression en écrivant quelques lignes... pour le moment, j'ai l'impression qu'un truc court dans mes veines... je sens chaque globule qui tente de s'échapper de mon corps... une légere tension de chaque nerfs, de chaque fibre de mon être... la pression monte en moi, je ne sais pourquoi... cet état d'excitement, ou d'énnervement, je ne sais plus trop... et personne à qui me confier, avec qui partager cette désagréable impression de ne plus être maitre de moi, de mes sentiments. Des sentiments... depuis quelques jours, ils se bousculent dans ma tête, me vident et me regonflent, me donnent le vertige... cela faisait bien longtemps que je n'avais plus ressentis ça... mais j'ai peur... peur de ce que l'avenir me réserve, peur que ces sentiment me dominent sans que je puisse rien n'y faire, qu'ils me plongent à nouveau dans un gouffre sans fond où résonnent sans cesse les pas de la solitude qui m'accompagne... un abîme obscur où pleurer libère, où rire sonne faux et où l'on est seul, même entouré de monde... j'ai besoin d'un repère, j'ai besoin de ma lumière... cette lumière que j'ai trouvé mais qui se laisse désirer, et qui s'emble me fuir un peu plus à mesure que je m'en approche... tout dans ma tête tourne a présent autour de cette lumière, ma Lumière... le monde n'est plus qu'un essaim de petites étincelles froides, qui gravitent autour de mon soleil... je n'ai plus que lui en tête, je le vois en fermant les yeux... mais pourquoi ne puis-je pas l'avoir? pourquoi ne suis-je pas son soleil? pourquoi faut il que les choses que l'on désire le plus soient celles que l'on ne peut atteindre!! Je suis fatigué de courir... toujours courir après les mirages de ma Lumière, qu'à chaque fois que je pensais l'avoir atteint, son image s'évaporait dans un océan de brouillard fade, me laissant à nouveau seul... et à présent que j'ai trouvé la vraie, je ne peux l'atteindre... patience, patience... bien que je ne puisse courir, bien que je ne veuille pas l'effrayer, je marcherai vers elle, encore et encore, aussi longtemps qu'il le faudra... alors peut être l'aurais-je enfin pour moi, je pourrai la cherir, cette lumière, la choyer et m'offrir à elle, corps et âme, et s'en sera peut être fini de ce mal être qui m'habite, de cette pression qui grandit en moi chaque jour, pour me laisser vide et inerte à la nuit tombée...